Solitude(s) ou la liberté du singe


Écriture, mise en scène, musique : Marion Gallet | Scénographie : Marianne Le Duc | Graphisme : Anna Liége | Comédiennes : Sandra Duca, Iman Kerroua, Etienne Jeannot, Jean-Mathieu Van Der Haegen et Félicie Robert


Solitude(s) ou la liberté du singe vient d’une volonté d’écrire sur celleux que l’on ne voit pas, celleux qui vivent caché.e.s, hors du temps et à l’abri de leurs contemporains. Celleux que la société a rejeté, les marginaux ou laissé.e.s-pour-compte, celleux qui emmerdent les conventions au point de sortir de toute.s relation.s normale.s avec n’importe quel individu de la société de leur temps. Celleux qui sont invisibles aussi, même quand ielles sont devant nous, qu’on ne voit pas ou qu’on ne voit plus, celleux qu’on a pris l’habitude de ne plus voir. Celleux qui sont trop étranges pour avoir une conversation normale, celleux dont on ne sait ce qu’ielles pensent tant leur étrangeté est bouleversante. Celleux qui sont les plus seul.e.s aussi, celleux qui n’ont personne, celleux qui ne peuvent que construire leur propre famille. Celleux dont on s’interroge sur leurs méthodes de survie, sur comment ielles se nourrissent, à la manière des rats ou des cafards, à récupérer les ordures des gens qui vivent. Celleux qui sont dans cette zone grise entre la vie et la mort, et qui parviennent à « vivoter » dans cette zone. Celleux dont on se demande à quoi ielles passent leurs journées. Celleux qu’on ne saurait que nommer : les solitaires.


SYNOPSIS

Un hôpital psychiatrique qui n’est jamais nommé, où les médecins et infirmières n’apparaissent pas. Un lieu à l’abandon, hors du temps et hors du monde. Cinq personnes qui vivent ensemble, formant une famille disparate mais soudée. Charlie le toxicomane, Dominic l’homme-enfant persuadé d’être un coléoptère, Margareth, dont le hoquet annonce l’heure et qui ne peut s’empêcher de faire le ménage, Louise, qui ne se déplace qu’en courant, et La Jeune Fille créent un lieu de cohabitation qui fait aussi office de toile de fond de leurs solitudes. Un lieu hors du monde et hors du temps où le loufoque cotoie l’absurde, où la folie est en étroite relation avec l’exaltation de vivre, où le divin et la mort régnent en maîtres et où le rêve et la réalité ne forment plus qu’un seul et même ensemble tangible. Cela cause un drame le jour où La Jeune Fille annonce qu’elle s’en va, car elle est guérie. 


GENÈSE DU PROJET

Le projet Solitude(s) ou la liberté du singe a été écrit entre mai 2017 et janvier 2020 par Marion Gallet, qui le met aussi en scène. L’équipe est assemblée en mai 2020 et est accueillie en résidence de recherche à Mains d’Œuvres en juillet 2020, au Centre Paris-Anim Montparnasse de septembre à décembre 2020, au CRTH – centre de recherche théâtre et handicap en janvier 2021 puis au Centre Culturel Municipal d’Alfortville en avril 2021. Le projet sera présenté au Centre Paris-Anim Point du Jour le jeudi 30 septembre et vendredi 1er octobre 2021 à 20h.

Lien de réservation

Ce projet est soutenu par le dispositif Quartiers Libres de la Ville de Paris.


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